Sur le banc public

Sur le banc public

bancOn avait prévu du temps au cas où il y aurait du monde à l’épicerie, ainsi qu’à la Poste pour ne pas être en retard au rendez-vous. Au finalement, on se retrouve avec vingt minutes d’avance. La « petite voix » se met en branle pour trouver des idées pour remplir ce moment vide, car elle abhorre le vide ! Bien sûr ce serait sympathique d’aller faire un brin de causette avec une copine qui habite à deux pas de là ou de retourner vite fait à la maison pour commencer le repassage, ou, ou, ou… Non ! Il n’en sera rien. Le banc public en face du lieu de rendez-vous semble être très accueillant. Vingt minutes à ne rien faire, sinon de prendre conscience de l’existence de chaque chose environnante.  Et la « petite voix » qui proteste : « Tu ne peux pas rester là, à ne rien faire sur ce banc. Que vont penser les gens ? Ils vont croire que tu es une personne feignante ou pire folle. Fais au moins semblant d’avoir une occupation : envoie un sms, par exemple ! »

Peu importe ce que les autres peuvent en conclure. Ces vingt minutes sont un cadeau de la vie. Et la vie c’est entendre les enfants jouer dans la cour de récréation,  voir la fleur qui orne les tiges de la barrière grise, sentir la douceur des lattes de bois du banc, humer la brise chargée de parfums… Merci pour ce présent !

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