Peintre, une profession ?

Peintre, une profession ?

flag-107402__180Discussion intéressante avec un peintre balinais, séduit par le style des Belles, qui arrive à gagner sa vie décemment avec ses créations en les vendant sur les marchés et les points fréquentés par les touristes. Il voulait savoir si les Belles permettaient de vivre. C’est vrai que les ventes se sont bien enchaînées ces derniers temps. Seulement, une Belle entre 15€ et 20€ en format 30×30 cm, cela ne nourrit pas beaucoup son homme, comme on dit familièrement. Taquin, un ami a conseillé : « Il faut doubler la cadence ! ». Comment ?

En peignant des deux mains et des pieds peut-être ? Si la peinture doit être une source de stress, autant arrêter.

Une éventualité : il faut rentabiliser le tableau au-delà de lui-même. Ce qui se fait bien ailleurs, mais pas de succès fou en France encore, c’est de proposer l’impression des tableaux sur différents matériaux (toile, verre, papier…). A envisager. Il y en a qui font aussi des livres d’artiste avec les clichés de leur création.

A moins de faire grimper les prix ? Dans quel cas, les acheteurs risquent de ne pas suivre, car le nom de « Plong » n’est pas coté sur le marché de l’art.

Il convient donc de continuer à se faire connaître…

Si d’aventure, un mécène lit ces lignes et a envie d’investir dans les Belles, il n’y aucun problème ! Il reste à trouver 49750€ pour pouvoir arrêter le travail « sérieux » et peindre à plein temps. Si on doit compter uniquement sur les Belles, il faut environ 3316 ventes à 15€ pièce, soit plus de 9 ans à peindre… et encore, à plein temps !!! « Tu n’as qu’à vendre une toile à 50000€ », dixit le taquin.

Pourquoi pas, après tout, rien n’est impossible !

 

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