Oser être différent…

Oser être différent…

PROMENADE

 

 

 

 

Hier, j’accompagnais un petit garçon de deux ans dans sa promenade. Chemin faisant, nous avons rencontré le cantonnier du village, que le petit garçon connaît bien pour l’avoir observé travailler depuis deux ans. Comme il adore jouer avec les balais, il était jaloux que le cantonnier manie un plus grand balai que le sien. Malgré la sieste qui se faisait sentir, le petit garçon voulait absolument continuer à suivre le cantonnier progresser dans les ruelles du village. L’homme lui dit : « Tu travailleras bien à l’école, hein. Comme ça, tu auras un travail de bureau. Ce sera moins pénible que le mien. ». Sur quoi, je répondis : « Ce n’est pas parce qu’on a un boulot de bureau qu’on est plus heureux. » Je parle en connaissance de cause. Il ajouta : « Il faut de tout : des manuels et des intellectuels. »

Justement, acceptons que chacun suive ses envies. J’ai longtemps été un bon mouton de la société. Depuis quelques années, je fais le travail sur moi pour me trouver et vivre en harmonie avec mes aspirations. C’est très déroutant au début. On est tellement conditionné dans tout, dès notre plus tendre enfance.

Autrefois, j’ai été modèle de photo et poser nue artistiquement ne me dérangeait nullement. Aujourd’hui encore, je voue une passion pour le corps nu. Quand j’ai commencé à peindre, j’ai dû me mettre à autres choses pour que mes tableaux puissent être vus par le grand public et garder le nu pour l’intimité. Mais le naturel remonte à la surface…

J’en connais un qui s’impatiente de l’arrivée des journées chaleureuses pour courir cul nu dans le jardin. Oui ! ta maman te laissera faire, parce que c’est agréable et que c’est totalement naturel. Tant pis si c’est à l’encontre des enseignements des pédopsychiatres et compagnie sur la pudeur ! C’est à cause des gens bien-pensant de ce style, qu’on en arrive à être si déprimé dans la vie !

Et si plus tard, tu aimes toujours pousser le balai et que tu veuilles gagner ta vie en poussant le balai, ta maman serait toujours là pour te soutenir dans tes choix… l’essentiel c’est que tu sois heureux, quoi que tu fasses !

4 Responses »

    • Et les travailleurs de bureau seront encore plus déprimés en traversant ces rues sales. L’ordre et la propreté contribuent à un certain bien-être.

  1. Le pédospychiatre ont des avis très différent : certains ne voient aucun problème à ce que les enfants soient exposées à la nudité (et non à la sexualité) d’autres, intérogés par La Croix sont… naturellement contre ! Bizare non ?

    • Les pédopsychiatres ne sont que des hommes, après tout… Ceux qui ont fait le travail sur leur égo tempèrent leurs propos, tandis que les autres se croient dotés d’une intelligence supérieure au tout-venant et se permettent de dire des inepties avec tellement de conviction qu’ils arrivent à être crus !!!
      J’ai suivi les écrits et conférences d’un psychiatre de l’hôpital Sainte Anne (Paris), qui a fait entrer la méditation dans le traitement des dépressifs légers. Je buvais littéralement tous ses propos. De surcroît, il a une voix posée, très agréable à entendre. Il était mon maître ! Un jour, sur son blog, un de ses posts relatait un voyageur qui ne faisait rien dans le train. Lui, psychiatre, a eu comme première idée que ce voyageur était peut-être fou. J’aurais pardonné cette remarque à n’importe qui, mais pas lui, lui le professionnel, lui le méditant. Comment pouvait-il juger si promptement ? Aussi sage soit-il, il lui reste encore du chemin à faire pour sortir de son conditionnement d’homme.

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