La complétude

La complétude

full-moon-1314256__180Récemment encore, une personne en voiture avait arrêté son véhicule à notre hauteur pour demander la direction de l’hôtel de ville. On la lui indique.

– « Tout dépend de ce que vous avez à faire à l’hôtel de ville, sinon il y a une antenne municipale à 50 mètres devant vous auprès de laquelle vous pouvez effectuer certaines démarches administratives. »

– « Vous êtes bien aimable. Pour vous remercier, j’aimerais vous inviter à prendre un café. »

– « C’est gentil, mais j’ai un évier à déboucher en urgence. »

On lui montre le bidon de produit dans notre main, qu’on vient d’acheter à la supérette du coin.

Et l’invitation revient pour un autre moment de la journée. Le pif dit que c’est une drague en bonne et due forme. On lui fait comprendre que l’on n’a absolument besoin de personne.

– « Comme vous êtes sympathique, j’aimerais vous offrir un cadeau. Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ? »

– « Rien ! Je n’ai besoin de rien. »

– « Il y a bien une chose qui vous ferait plaisir. »

– « Rien. J’ai tout ce qu’il me faut. »

Au-delà de la drague, effectivement, on n’a rien à demander de plus à la vie. En cet instant, tout est parfait. Bien sûr, les circonstances de la vie voudraient qu’on ait besoin par exemple un peu d’argent pour payer les factures, une nouvelle voiture, une grande maison, une meilleure santé, etc. Mais là, à ce moment précis, on ne ressent aucun manque, ni affectif, ni physique, ni matériel…

Certes, c’est difficile de faire saisir ce sentiment de complétude par n’importe qui !

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