IRIS

IRIS

IRISL’automne s’installe. Les feuilles des arbres se parent de belles couleurs, comme IRIS. Et l’eau coule. « L’eau ! Eau tu n’as ni goût, ni couleur, ni arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte, sans te connaitre. Tu n’es pas nécessaire à la vie : tu es la vie. Tu nous pénètres d’un plaisir qui ne s’explique point par les sens. Avec toi rentrent en nous tous les pouvoirs auxquels nous avions renoncé. Par ta grâce, s’ouvrent en nous toutes les sources taries de notre cœur. Tu es la plus grande richesse qui soit au monde, et tu es aussi la plus délicate, toi si pure au ventre de la terre. On peut mourir sur une source d’eau magnésienne. On peut mourir à deux pas d’un lac d’eau salée. On peut mourir malgré deux litres de rosée qui retiennent en suspens quelques sels.Tu n’acceptes point de mélange, tu ne supportes point d’altération, tu es une ombrageuse divinité… Mais tu répands en nous un bonheur infiniment simple. », Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes

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