A l’aire de jeux

A l’aire de jeux

playground-143068_640L’été indien joue les prolongations et nous offre de belles journées. On passe nos après-midi à l’aire de jeux à l’entrée de la ville. Elle offre plusieurs agrès, adaptés aux enfants de 2 à 12 ans, dans un grand parc gazonné. L’ambiance est très métissée.

Certains parents y viennent pour se « débarrasser » de leurs enfants : ils s’installent sur un banc et se plongent dans leur distraction (livre, smartphone, apéro entre potes, etc.), laissant leurs enfants totalement libres dans leurs jeux. On voit ainsi des enfants sur des agrès trop grands pour eux et manquer de se briser la nuque si d’autres parents n’étaient pas à proximité pour surveiller leur propre progéniture. On voit aussi des enfants, grands, squatter les agrès des tout-petits.  L’un d’eux se cramponne à la barre de maintien du petit toboggan pour faire des pirouettes. Il doit avoir sept ou huit ans. Pas fou, sur un agrès plus grand, il pourrait se faire mal, s’il se loupait. Sur celui-là, il ne risquait pas grand-chose. Seulement, il empêche les tout-petits de profiter du toboggan… On intervient pour stopper les tout-petits et leur demander d’attendre, sur la passerelle de la structure, que le toboggan soit dégagé. On explique au grand qu’il pourrait faire mal à quelqu’un avec ses jambes qui partent dans tous les sens quand il tourne sur la barre de maintien. Il accepte de libérer les lieux. Deux minutes après, il recommence. On lui répète la dangerosité de son geste. Il s’en va à contrecœur, sous la menace de le dénoncer à sa mère, qui se trouve à l’autre bout de l’aire de jeux et ne peut voir ce que fait son fils. Et dès qu’on a eu un moment d’inattention, il réitère sa pirouette sur la barre de maintien du toboggan des tout-petits. Fatalement, le premier gamin qui attendait pour descendre le toboggan reçoit un coup de pied sur la tête. Il se met à pleurer.  Le grand s’enfuit, se réfugier auprès de sa mère. Celle-ci se montre furax contre les gens présents au petit toboggan, car on n’aurait pas dû en tenir rigueur à son fils, qui « n’a pas fait exprès ». Cela ne lui est pas venu à l’idée de demander à son garçon de présenter des excuses au lieu de vociférer sans connaissance de causes…

Si on n’apprend pas aux enfants dès leur plus jeune âge la sensibilité et l’amour, c’est sûr que la société continuera à être aussi cruelle !

2 Responses »

  1. bon, pour ce qui est de l’amour, faut pas poussé quand même 🙂 . on est pas obligé d’aimé son voisin( de jeux, ou autres) :-d

    par contre, on voit bien comment cela se passe, dans notre société, depuis que la notion de respect a (presque) disparue !

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